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apaches, blousons noirs, racailles

Publie le jeudi 8 mai 2008 par Open-Publishing
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De nos jours on parle de l’adolescence en termes de troubles ou de symptômes en la considérant comme une maladie. Et si c’était la société qui était malade de ces jeunes ?

Apaches, blousons noirs, et racailles aujourd’hui soit apaches dans les faubourgs parisiens, blousons noirs des années 1950, « racaille » des cités de banlieue -, c’est surtout pour eux-mêmes que les adolescents présentent aujourd’hui un danger. selon l’Organisation mondiale de la santé " l’adolescence commencerait à 10 ans et se terminerait à 25 ans."

Plus réaliste encore, le pédopsychiatre Marcel Rufo estime que « l’adolescence se terminerait avec l’achat de la première machine à laver, ou peut-être jamais ». le peuple jeune a bien changé. .

On ne parle plus de l’adolescence qu’en termes de symptômes : anorexie, boulimie, hyperactivité, phobie scolaire, suicide... Des maisons sont réservées aux adolescents, elles sont toutes situées dans des ... hopitaux . Alors, l’adolescence serait-elle devenue une maladie ?

C’est ainsi que l’on peut comptabiliser 40 000 tentatives de suicide par an (700 décès), la France est - après la Suisse - le pays où les jeunes se suicident le plus ci- et on avance comme explication le manque de perspectives réelles dans notre société ,la violence ultime, l’indifférence des adultes à leur égard. Et si, derrière la « maladie adolescence », se cachait la maladie de la société selon l’anthropologue David Le Breton il y voit "dans la souffrance des plus jeunes, dans leurs conduites à risques, une supplique adressée à leurs aînés pour qu’ils reprennent enfin leur place... d’adultes."

Messages

  • L’"adolescent" est avant tout une "classe" de consommateurs qui a été définie pour VENDRE (Analogue à celle des "seniors")

    Ainsi les media ont-ils regorgé d’articles sur les adolescents, "leur" langage, "leurs" boissons (Coca, évidemment !)... et surtout leurs MARQUES !!!. Ceci supposait de les couper de leurs parents - et surtout des abominables "soixante-huitards" souvent anti-consommation !

    Ainsi a été définie la fameuse "crise" en ce qu’elle supposerait d’être irrespectueux de ses parents. Et ceux-ci ont été incités à le supporter puisque les difficultés qu’un petit d’humain connaît ineluctablement quand il devient adulte ont été définies en terme de "crise" : ce terme signifie "ça passera, suffit d’attendre et de ne rien faire". Les parents, s’appuyant sur les fameux "medias", se sont donc retiré du dialogue avec un enfant qui avait "ses" machins et "ses" truc" auxquels un adulte était censé ne rien comprendr... Croyant bien faire, ils ont rempli le frigo de Coca, et lui ont acheté ses "marques", se laissant injurier en pensant que ça faisait partie de la "crise" inéluctable...

    Alors que le petit d’humain qui devient adulte, a besoin du soutien indéfectible de ses parents, et, plus que jamais, de leur solidité. La confrontation en fait partie, mais seulement partie. L’irrespect et l’injure ne sont pas obligatoires, loin de là ! La consommation n’en fait pas partie.

    Maintenant, il est demandé aux parents, en les culpabilisant, de prendre les responsablités qu’on leur a retiré à force d’articles dans la presse people inondée de pub ? De qui se moque-t-on ?

    Quand les parents des ados prendront en masse leur "place d’adulte"... le néo-libéralisme et le "tout consommation", le "tout préparation à aller se faire tuer en Afghanistan" commenceront à décliner sec.